Dear Sailor, 

Je n’arrivais pas à dessiner un nouveau sac. 
Je ne trouvais pas.
Dans l’atelier j’ai vu une vareuse de marin blanche 
et son col amovible bleu avec des rayures blanches.
Grâce à ce col plat et carré dans le dos,
On reconnait les marins à cent mètres.
J’ai déboutonné le col de son vêtement,
J’ai commencé à le dézinguer pour me vider la tête, 
Sans penser à faire un sac.
Juste pour le plaisir de voir comment il était construit et cousu, 
Et faire une pause entre deux dessins qui ne donnaient rien.
Puis j’ai ouvert la partie qui épouse le cou,
Qui a naturellement crée une petite anse et une ouverture : 
J’y ai inséré des objets pour voir comment un volume plat se remplit et prend vie. 
Ensuite j’ai relié les deux grandes extrémités du col pour en faire une anse.
Le sac était fait en cinq minutes.
Au début je ne savais pas si ce sac en était un, 
Mais je trouvais le volume et l’usage intéressants - en tous cas pas encore vus -.
Après quelques doutes j’ai choisi de l’éditer
Et d’en créer deux tailles. 
J’aime l’idée de porter un fragment vêtement de marin avec soi tous les jours, 
sans que ca y ressemble.
Ce sac qui n’a pas été dessiné s’appelle le Marinero, qui veut dire marin en espagnol. 
Il est porté par des femmes et par des hommes sans distinction.
C’est aujourd’hui l’un des sacs Bombelli les plus demandés.

 

À bientôt sur les flots !
Arnaud
Ps : 23 % du CO₂ produit par l’humanité chaque année est absorbé par l’océan.